lundi 23 juin 2014

[Archives 2013] Matérialité de l’air

Ecole de Rochefort en Valdaine, classe de CATHEBRAS Sabine : CP/CE1

Vincent
« Matérialité de l’air »
Nous avons suivi une séquence déjà élaborée sur ce thème, intitulée « L’air est-il de la matière ?» (dans « Enseigner les sciences à l'école - cycles 1, 2 et 3 », collection Textes de référence – École, Documents d’accompagnement des programmes). Lors de la première séance, les élèves ont manipulé quatre sacs opaques et ont dû décrire leurs impressions et deviner le contenu des sacs. L’immense majorité a trouvé (et très vite) : une pierre, du sable, de l’eau, de l’air.



Il leur a alors été demandé d’imaginer comment attraper de l’air, et en faire un schéma (avec un sac, attraper l’air dehors, ou dedans, ou en soufflant, ou avec un ventilateur).


La séance suivante a commencé par une discussion sur « Qu’est-ce que c’est que l’air ? Où est-ce qu’on en trouve ? », puis, ils sont allés attraper l’air comme décrit sur leur schéma. La troisième séance a consisté à imaginer comment mettre en évidence l’air qu’ils ont attrapé. Ils ont d’abord fait un schéma de leur idée personnelle, puis se sont mis en groupe pour en discuter et en choisir une pour tout le groupe. 3 idées sont ressorties : mettre le sac au-dessus d’une bassine d’eau et le percer, mettre le sac sous l’eau et le percer, écraser le sac avec les mains et sentir une résistance/observer une bosse.

La quatrième séance, ces expériences ont été réalisées par les élèves, et ont ainsi prouvé qu’il y avait quelque chose (de l’air) dans leur sac. S’en est suivi quelques petites « expériences bonus » (mouchoir dans un gobelet que l’on plonge dans l’eau, etc…). L’air est donc de la matière ! La cinquième séance a été consacrée à la réponse au questionnaire.

[Archives 2013] Changements d'état / Cycle de l'eau

Ecole Clémenceau, Grenoble, classe de CE2 de Carole Capecci

Anne et Adrien


Adrien et moi sommes intervenus six après-midis dans cette classe autour du thème des changements d’état de l’eau et du cycle de l’eau. Avec les élèves, nous avons mis en place des expériences pour répondre aux défis que nous leur proposions. 

Séance 1 « Qu’est-ce que je connais de l’eau ? »

Cette question d’introduction permet aux élèves de se rappeler leurs cours des années précédentes et de situer le contexte de nos interventions. Tout d’abord, les élèves ont remplis individuellement le tableau suivant :
Où est-ce que je trouve de l’eau ?
Quelle forme a cette eau ?


Ensuite, nous avons mis en commun l’ensemble des réponses au tableau. L’idée est de faire ressortir deux formes principales aux caractéristiques différentes.
Puis deux bouteilles ont été présentées à la classe : l’une contenant de l’eau liquide, l’autre de l’eau à l’état solide. Ensemble, on en a déduit qu’il existe plusieurs formes d’eau, appelées états de l’eau. Les caractères déjà connus des deux états ont été énoncés par la classe : l’eau solide est froide, dure. Une feuille de papier ne peut pas l’absorber.

      « Comment  fabrique-t-on de la glace (avec le matériel présenté devant vous) ? »
La question est posée en classe entière de manière générale d’abord, puis avec l’idée qu’on va réaliser la fabrication dans la classe avec le matériel présenté. Le matériel en question est constitué d’un bain réfrigérant, de pots de confiture, de tube à essais, d’eau et d'entonnoirs.  Le mélange réfrigérant est composé de sel et de glace. Il a une température de solidification plus basse que la glace seule et peut donc refroidir l’eau liquide. 
Chaque groupe d’élèves a mis au point son protocole d’expérience. Des élèves ont mélangé le mélange réfrigérant à l’eau testée. Evidemment, ils n’ont pas obtenu de glace ! Certains ont choisi un protocole adapté mais n’ont pas eu la patience d’attendre que la glace se forme. Le premier groupe qui a réussi avait mis entonnoir sur le tube. Certains ont voulu les copier et ont mis l’entonnoir également. Certains ont bu un peu de mélange aussi…
Après une mise en commun, nous établissons ensemble un protocole :
 - verser de l’eau dans un tube à essais
 - le placer dans un pot contenant du mélange réfrigérant
 - observer la formation de la glace
 - enlever le mélange réfrigérant du pot
 - attendre que la glace fonde
 - constater qu’on est revenu strictement au point de départ.
Nous les avons aidé à formuler leurs hypothèses en petit groupe , puis à décrire leurs expériences, avec des dessins ou par écrit. Une feuille organisant le travail leur était fourni pour leur faciliter la tâche (ce que je pense avant, schéma de l’expérience que je veux faire, mon expérimentation, ce que je comprends).
A la fin, on établit ensemble ce qu’on peut comprendre de cette expérience : la glace et l’eau liquide sont la même matière sous différentes formes, appelés états de l’eau.


Séance 2  « L’eau liquide et la glace sont la même matière, mais quelles sont leurs différences ? »
Quelques minutes de réflexion individuelle puis en petits groupes autour de cette question ont débuté cette séance. Ils ont listé toutes les différences possibles. Traduits en langage adulte, on obtient 5 paramètres : volume, température, poids, forme (adaptabilité), dureté. On les prévient qu’on en testera ensemble que trois.
L’adaptabilité est vue en classe entière. Nous avions amené une bouteille d’eau congelée. En découpant le plastique, on sort la glace. Elle garde la forme de la bouteille. Si on cherche à la mettre ailleurs ensuite, elle ne  change pas de forme. A l’inverse, l’eau liquide prend systématiquement la forme du récipient qui la contient. 

« Est-ce que l’eau solide prend-elle plus de place que l’eau liquide ? 
On établit également ensemble comment faire pour observer une variation de volume. Le matériel présenté était le même que celui de la séance précédente plus un marqueur. Les élèves trouvèrent rapidement qu’il fallait refaire l’expérience de la semaine précédente en rajoutant une marque (pédagogie : repère essentiel dans une comparaison) au stylo pour vérifier la hauteur dans le tube, et donc le volume. Avant de démarrer toute expérience, nous leur avons demandé d’établir leurs hypothèses. Tous imaginaient l’eau solide plus lourde et plus volumineuse. Ils la conçoivent « encombrante ». Certains n’avaient pas réalisé la bonne expérience la semaine précédente, ce fut l’occasion pour eux de la faire. Ils en étaient ravis!
On conclut ensemble qu’il y a autant d’eau au début et à la fin ce qui signifie qu’il n’y apas de pertes lors de ces transformations. On remarque également que l’eau solide prend plus de place que l’eau liquide.

Séance 3  « Est-ce que l’eau solide pèse plus ou moins lourd que l’eau liquide ? »

Après un retour sur ce qu’on avait vu la dernière fois, nous avons attaqué la question du poids. Nous avions ramené deux balances de Roberval en plus du matériel précédent. Pour aller un peu plus rapidement que la dernière fois, nous avions déjà gelé l’eau dans les tubes à essais.  Avant de démarrer toute expérience, nous leur avons demandé d’établir leurs hypothèses. Pour faciliter cette tâche, nous avions prévu des feuilles contenant déjà les schéma  ci-dessous. Tous étaient persuadés que l’eau solide était plus lourde.


Ils ont ensuite réalisé cette expérience par petits groupes de 4. Il est alors apparu clairement que l’eau solide était plus volumineuse… et plus lourde ! Six groupes avec le même résultat ! Nous leur avons fait part de notre étonnement. Nous en avons déduit qu’il était probable qu’en voulant réchauffer la glace dans le tube à essai, ils avaient fait tomber quelques gouttes d’eau par terre et donc faussé la mesure. Nous avons convenu avec eux de ramener la fois suivante (à la séance 4) un pot de confiture fermé, contenant de la glace, qui resterait posé sur la balance Roberval  jusqu’à ce que l’eau devienne liquide.

Séance 4  «  Vapeur ? »

Cette fois, pas de question, seulement des observations. Répartis en petits groupe, ils devaient faire deux des trois expériences suivantes. Comme tout le monde ne fait pas toutes les expériences, il est important qu’ils écrivent et/ou dessinent ce qu’ils observent de manière à le transmettre (pédagogie : observation doit être transmissible)
1) Quand je souffle sur ma main, qu’est-ce que je sens ? Qu’est-ce que je vois ? Quand je souffle dehors, est-ce que quelque chose apparaît ? Qu’est-ce que ça devient ? (Merci l’hiver rigoureux.)
2) Quand je souffle sur un miroir ou sur la fenêtre, qu’est-ce que j’observe sur la surface du miroir ? Est-ce humide ?
3) J’ai une bouteille pleine d’eau froide. Qu’est-ce qui apparaît sur la surface de la bouteille ? est-ce que ça revient si je l’enlève ? D’où provient cette eau ? Et si je vide la bouteille, est-ce que la buée apparaît à nouveau ?
Pendant la mise en commun, les élèves dressent des hypothèses d’explication des phénomènes observés (pédagogie : hypothèse peut être faite à partir d’observation et doit alors être confirmée). Toutes ces expériences permettent aux élèves de sentir qu’il existe des choses invisibles, qu’on peut sentir autrement. L’air n’est donc pas vide. De l’eau liquide peut venir de l’air. Il y a donc de l’eau dans l’air.  L’eau sous cette forme est invisible. C’est un gaz. On dit que l’eau est sous forme vapeur.
Pour vérifier ces hypothèses, on va essayer la séance prochaine d’enclencher le phénomène inverse. A la place de révéler l’eau sous forme vapeur, on va transformer de l’eau liquide en eau vapeur. On passe de la condensation à l’évaporation.
 Comme prévu la séance précédente, nous avions ramené un pot de confiture fermé rempli de glace que nous avons laissé sur la balance Roberval. Pour qu'il soit clair que l'eau liquide a exactement la même masse que l'eau solide, nous avions rempli le pot avec beaucoup d'eau. Du coup, la glace n'était pas encore fondu lorsque nous avons fini cette séance. Nous avons alors décidé de laisser le pot sur la balance. Ils devaient nous dire le résultat de la pesée la séance suivante.

Séance 5  « Comment puis-je mettre de l’eau dans l’air ? »

Avant de démarrer cette séance, on fait un retour sur l’expérience mise en place la semaine dernière : «L’eau solide pèse-t-elle plus ou moins lourd que l’eau liquide ? ». Il s'agit alors de vérifier que l’eau liquide est plus légère que l’eau solide. Et bien, oui ! Alors soit les bases de la physique et de la chimie actuelle sont à revoir. « Rien ne se crée, rien en se perd, tout se transforme » est à modifier ; soit il y a eu un souci (imprécision de la balance…), soit certains ont tellement voulu avoir raison qu’ils ont aidé à ce que ça le soit ! En tout cas, on leur a fait part de notre étonnement, sans bien pouvoir  y changer quelque chose. Tant pis ! Ce sont les risques de ce type d’enseignement !
La séance elle-même commence par une expérience bien connue de tous. On met de l’eau dans une bouilloire et l’eau s’évapore. Elle part dans l’air.
Ensuite, les élèves réfléchissent à  5 situations de la vie quotidienne présentées sur une feuille. Dans chaque cas, il y a un élément qui contient de l’eau liquide et cet élément sèche. Lorsque l’élément passe de l’état mouillé à l’état sec, que devient l’eau ?  Comment a-t-on fait dans chacun des cas pour mettre de l’eau dans l’air ?
On en déduit qu’il y a deux paramètres essentiels : la chaleur et le vent. Nous rajoutons la taille de la surface.
« Quel facteur est le plus efficace ? »
Pour répondre à cette question, les élèves avaient à leur disposition des gobelets et des petits récipients (plus grande surface), les radiateurs de la classe, un ventilateur et un sèche-cheveux . Chaque petit groupe choisissait l’expérience qu’il souhaitait réaliser.
Ensemble, on a établit à l’oral les critères de chaque protocole :
-          un seul facteur à la fois devait être testé.
-          il fallait comparer les temps mis pour la même quantité d’eau dans deux situations : une situation permet de tester, l’autre sert de témoin.
Nous aurions souhaité pouvoir comparer les facteurs entre eux. Pour cela, il aurait fallu que tous ait la même quantité d’eau au départ. Mais nous n’avons pu réussi à nous organiser suffisamment tôt pour cela. Nous avons mis en place les expériences. Chaque groupe devait relever au cours de la semaine la hauteur de l’eau dans ses récipients, et vérifier ainsi l’impact du facteur testé.

Séance 6 Bilan, le cycle de l’eau

On a commencé par un retour sur l’expérience mise en place de la semaine précédente. Malheureusement, certaines expériences n’avaient pas assez d’eau pour observer une différence. Tout s’était évaporé dans le premier jour ! Le ventilateur avait été débranché pendant la semaine. L’eau ne s’était donc absolument pas évaporée, alors que l’agitation de l’air est censé être le système le plus efficace ! Nous avons quand même pu faire un bilan. Les élèves ont attesté de l’efficacité de ces trois facteurs.
Ensuite, nous avons réalisé devant eux une modélisation du cycle de l’eau : dans une boîte fermée en plexiglas, un plan incliné (montagne) + de l’eau liquide en bas (lac). Le soleil chauffe au dessus (lampe 100 Watts). Le sommet de la montagne est glacé (glace dans une casserole). Comme il faut attendre bien 45 minutes pour voir apparaitre les premières gouttes de pluie, nous avons visionné une cassette sur le cycle de l’eau empruntée par la maîtresse.
De retour en classe, nous avons dessiné ensemble le cycle de l’eau au tableau en rappelant les noms des états et des transitions vues au cours de ces séances. Le soleil chauffe l’eau du lac qui s’évapore. L’eau évaporée se condense dans l’atmosphère plus froide (ici glacier) : il pleut. Etc etc… Nous avons également tracé une échelle de température. A l’aide de questions simples telles « Dans les expériences précédentes, on dit que l’eau s’est évaporée, qu’est-ce que cela signifie ? D’où provenait l’eau sur les parois de la bouteille ? Que devient l’eau liquide qu’on refroidit ? Que se passe-t-il si on la réchauffe ?... » , nous avons vérifié que l’essentiel des notions était compris.
Puis les élèves ont tour à tour observé la modélisation du cycle.
Enfin, pour expliquer que tous les autres matériaux peuvent connaître ces trois états mais à des températures différentes,  nous avions ramené de l’azote liquide. Versé sur le sol, l’azote liquide se transforme instantanément en vapeur. Pour finir sur une touche un peu plus spectaculaire aussi !

[Archives 2013] Les changements d’état de l'eau

Ecole de Rochefort en Valdaine, classe de LEBRUN Pierre : CE1/CE2

Vincent
« Les changements d’état »

Nous nous sommes focalisés sur le passage de l’un à l’autre des états de l’eau : d’abord solide-liquide, puis liquide-gaz. Lors de la première séance, nous avons donné deux défis à la classe : faire l’eau la plus froide, et faire la glace la plus chaude. Les élèves ont dû choisir un des deux défis, et faire un schéma de ce qu’ils pensaient réaliser.






Ils se sont mis par groupe et ont choisi une idée après concertation. Les expériences ont été réalisées lors de la deuxième séance. La troisième séance, les résultats de chaque groupe ont été présentés au tableau, en plaçant les températures atteintes sur un thermomètre. D’abord, les uns ont observé une solidification tandis que les autres ont observé une liquéfaction. De plus, les températures relevées par les uns et les autres convergent. Les élèves ont compris que ce phénomène de changement d’état, dans un sens ou dans l’autre, a toujours lieu à 0°C. Malheureusement, les thermomètres utilisés n’étaient pas bien adaptés aux expériences, et la température de convergence était d’environ 0,8°C…
Lors de la quatrième séance, l’évaporation de l’eau a été abordée. L’eau, aspergée sur le tableau, disparait. Il est demandé aux élèves : où est passé l’eau ?. Vu qu’ils répondent tous « dans l’air » ; on leur demande de le prouver, en faisant réapparaitre de l’eau liquide à partir de l’air. Ils ont alors schématisé leur idée avant de se mettre en groupe pour choisir celle qui sera réalisée. Les idées provenaient principalement des analogies avec des scènes de la vie courante : buée sur les lunettes, sur le miroir de la douche, sur le pare-brise de la voiture, et condensation au niveau de la climatisation.





La séance 5, les groupes d’élèves ont réalisé leur expérience, et ont pu montrer qu’il y a bien de l’eau dans l’air. De plus, dans l’air, elle n’est pas sous une forme qu’ils connaissent : ni liquide ni solide. C’est un gaz. L’eau peut donc être à l’état solide, liquide ou gazeux.

[Archives 2013] Le cycle de l'eau

Ecole primaire de Chapareillan, classe de Mme Russu, CE2/CM1 

Boris 


Séance 1 : L'évaporation de l'eau

Le but de cette séance introductive était initialement de susciter une réflexion sur les facteurs favorisant l'évaporation de l'eau, puis de concevoir des expériences permettant d'étudier l'influence de ces facteurs. L'exemple introductif sur lequel les élèves étaient amenés à réfléchir consistait à passer une éponge humide sur le tableau, et constater que l'eau disparaissait.
Le premier travail en groupe a consisté à analyser l'expérience et décrire les observations.
Tous étaient d'accord sur le fait que l'eau disparaissait mais il s'est vite avéré qu'une moitié de la classe pensait qu'elle était « absorbée » par le tableau (tout en appelant ce phénomène « évaporation »).
Certains groupes ont donc conçu des expériences pour vérifier que l'eau allait effectivement dans le tableau, d'autres tendant plutôt à montrer que l'eau partait dans l'air. Les groupes ont établi une liste de matériel et lancé les expériences avec l'institutrice la semaine suivante.

Séance 2 : Interprétation des résultats

Cette seconde séance a été l'occasion de découvrir comment relater une expérience. En établissant d'abord le protocole, schémas à l'appui, en consignant les observations expérimentales puis en suggérant des interprétations.
La mise en commun des résultats a fait l’unanimité : l'eau va bien dans l'air et non dans le tableau. Plusieurs expériences intéressantes ont été suggérées et réalisées autour des deux thématiques, comme par exemple :
  1. Pour montrer que l'eau va dans le tableau :
    - mettre de l'eau sur une ardoise très fine pour vérifier si l'eau traversait a permis élèves de se convaincre que l'eau n'allait pas dans le tableau.
    - Mouiller une ardoise épaisse et chercher à déceler des traces d'infiltration sur la tranche de l'ardoise
    - Observer à la loupe une ardoise pour voir si on décèle des petits trous qui permettraient
    l'infiltration
  2. Pour montrer que l'eau qui disparaît est passée dans l'air (et étudier au passage les facteurs favorisant l'évaporation) :
    - Mettre un mouchoir au dessus d'une bouteille d'eau (ouverte) et vérifier que le niveau d'eau a baissé et que le mouchoir est mouillé au bout d'un certain temps. (Le niveau de l'eau a bien baissé, mais le mouchoir n'était pas mouillé, nous avons pu plus tard comprendre pourquoi)
    - Mettre différents pots en verre, sur un radiateur, sur une table et dehors puis regarder leur niveau au bout de quelques jours. Nous avons pu en conclure que l'eau va dans l'air (on voit qu'elle ne sort pas du pot à travers le verre), et qu'elle s'évapore plus vite quand il fait chaud.
    - Mettre du savon sur une grille au dessus d'une bassine d'eau. Au bout d'une semaine, l'eau est savonneuse et le savon semble avoir diminué (selon les élèves!) Aucune mesure précise du volume du savon (biscornu) n'ayant été proposée, nous n'avons pas pu conclure sur ce point.

Séance 3 : La formation des nuages





Cette séance consistait à relater une expérience proposée par les enseignants : la formation de nuages dans des bocaux transparents. Les élèves ont pu décrire proprement le protocole, avec l'introduction de la variabilité des paramètres et des expériences témoins. Ils ont pu en conclure les « ingrédients » nécessaires à la formation des nuages.

Séance 4 et 5 : Le cycle de l'eau

Au cours de ces deux dernières séances, nous avons mis en place la maquette du cycle de l'eau, puis les élèves ont relevé leurs observations. Ils ont ensuite fait une analogie entre les éléments de l'expérience et la nature. Les notions de modèle et d'analogie ont donc été abordées.


La maquette consiste en une lampe qui chauffe un petit bassin, un bac à glaçon qui représente le ciel froid où l'eau se condense, d'une rampe sous le bac à glaçons où l'eau goutte pour couler sur une planche jusqu'au bassin.
Les élèves ont bien mis en évidence que la lampe représentait le soleil, le bassin la mer, et la rampe la terre sur laquelle l'eau s'écoule.


Finalement ils ont pu construire le cycle de l'eau dans la nature en s'appuyant sur leurs observations faites sur la maquettes, et grâce aux éléments des séances précédentes.

[Archives 2013] Les êtres vivants dans leur environnement

La biodiversité


 Ecole du Touvet (niveau CE2-CM1)

Johan et Hicham


Objectif : Etudier les interactions entre espèces (animales ou végétales) dans leur environnement par la mise en place d’une démarche d’investigation


Séance 1 :
Dans un premier temps, des photos ont été distribuées aux enfants afin la question suivante : est-ce vivant ou non ? Par la suite, dans le cadre d’une discussion, on cherche tout d’abord à appréhender la notion de « vivant » : Qu’est ce qui défini le vivant ? Cela ne se résume pas à « ce qui bouge » mais à  «ce qui se nourrit, respire, se reproduit, interagit, meurt ».

A partir d’une photo de feuilles morte, sujet à discussion entre les enfants, la question suivante est posée aux enfants : Que deviennent les feuilles mortes ?

Un temps de réflexion individuel est instauré. Les enfants échangent ensuite leurs réflexions en petit groupe. Il est ensuite demandé à chaque groupe de se mettre d’accord sur une hypothèse et de commencer à réfléchir à une expérience permettant de la tester.



Séance 2 :
La notion de « témoin » en sciences est introduite notamment la nécessité de n’avoir qu’une variable changeante entre deux traitements.
Chaque groupe peaufine ensuite leur protocole dans le but de réaliser un poster présentant leur hypothèse ainsi qu’une expérience permettant de la tester. Les posters sont par la suite présentés aux autres élèves.

Ex  d’hypothèses :
-       Consommation par les vers de terre
-       Consommation par les insectes
-       Dégradation par le soleil
-       Dégradation par le piétinement…



Séance 3 :
Une sortie est organisée en forêt (de préférence à l’automne) pour prélever des insectes et des vers de terre afin de tester les hypothèses des enfants.
De retour en classe, les enfants mettent en place leurs expérimentations.
Des terrariums avec plusieurs couches sont créés afin d’étudier la dégradation des feuilles en présence ou non de vers de terre, d’insectes ou de lumière… Cela permet également d’observer le mélange des couches du sol par les vers de terre. L’idée final étant de mettre en évidence le rôle des décomposeurs dans les écosystèmes. Dans notre cas, les vers de terre transforment les feuilles en nutriments qui entrainent une fertilisation des sols et permettent une aération du sol.
Un planning est mis en place pendant la durée de l’expérimentation (2 à 3 semaines) afin que les enfants s’assurent de son bon fonctionnement (arroser les terrariums). Une photo des terrariums est réalisée une fois le terrarium achevé afin de pouvoir servir de point de comparaison à la fin de l’expérimentation.



Séance 4 :
L’objectif est de montrer que les espèces (ici les vers de terre) jouent un rôle dans les écosystèmes et dans leur équilibre.
La séance commence par l’observation des résultats des terrariums. Pour chaque condition d’expérimentation, les enfants regardent si les feuilles ont disparues ou si elles ont été dégradées et comment la structure de microcosme a été affectée.
On met ensuite en commun les résultats des différentes expérimentations. Lors de la conclusion, l’accent est mis sur le rôle des vers de terre dans le recyclage des nutriments et l’aération du sol et la notion d’ « équilibre des écosystèmes ».
Pour finir et afin de vérifier leur compréhension, les enfants sont amenés à discuter en petit groupe du rôle des décomposeurs à partir des questions suivantes :
Que se passerait-il s’il n’y avait pas ces espèces ?

[Archives 2013] Electricité

Ecole Clémenceau, Grenoble, classe de CE2 de Mme Boyer 

Anne et Adrien


Nous avons choisi d'aborder l'électricité au travers d'un jeu de questions / réponses : une ampoule s'allume si question et réponse sont correctement reliées. Au fur et à mesure des séances, les élèves résoudront des problèmes qui leur permettront de réaliser leur propre jeu.

Séance 1. Comment fonctionne ce jeu ? 

Les élèves commencent la première séance en essayant le jeu : seuls l’ampoule et les deux fils permettant de sélectionner la question et la réponse sont visibles, le circuit étant enfermé dans un boîtier indémontable.
Dans leur cahier de sciences, les élèves répondent individuellement aux questions suivantes :  
D’après toi, de quelle façon le jeu fonctionne-t-il ?
Comment te représentes-tu ce qui est caché ?
De quoi aurais-tu besoin pour réaliser ton propre jeu ?

Après une mise en commun, nous comprenons qu’il s’agit d’un jeu électrique.
            Qu’est-ce que l’électricité ?  
Où y a-t-il de l’électricité ?
Les élèves font des hypothèses et proposent des moyens de vérifier toutes ces idées.
Avant de passer à la pratique, nous leur parlons des dangers et risques de l’usage de l’électricité : il s’agit de bien faire passer le message de ne pas refaire les expériences chez soi sur les prises secteur où les « puissances » sont colossales contrairement aux piles utilisées en classe ! 

Séance 2. Comment allumer une ampoule avec une pile, en contact direct ?

Pour faire fonctionner le jeu électrique, il faut comprendre comment allumer une ampoule. Les élèves font des hypothèses sur le matériel à utiliser et le protocole à suivre, puis les vérifient par la pratique. 

Nous comprenons que nous avons seulement besoin d’une source d’énergie : la pile. Culot et plot de l’ampoule doivent être reliés aux deux bornes de la pile. L’ampoule ne peut s’allumer que lorsque le circuit est fermé. Un courant électrique peut alors circuler, ce qui n’est pas le cas quand le circuit est ouvert. 



Où passe l’électricité dans l’ampoule ?
Le vocabulaire de l’ampoule est introduit, et les élèves sont amenés à dessiner le passage du courant électrique dans l’ampoule et la pile.




  


 Et quand l’ampoule et la pile ne sont pas proches, comment faire alors ?

Séance 3. Comment allumer une ampoule loin de la pile ? Les fils, isolants et conducteurs.

Après un moment de réflexion, seuls puis en groupes, les élèves proposent d’utiliser des fils pour allumer l’ampoule à distance. On leur propose alors de tester différents types de fils : ficelle, fil métallique, plastique,… Ceci nous conduit à ranger ces différents matériaux dans un tableau à deux colonnes : ceux qui laissent passer le courant, lesconducteurs, et les autres, les isolants


 
Et l’eau ? Le test est fait devant toute la classe en associant plusieurs piles (et en rajoutant un peu de sel !). L’ampoule s’allume, l’eau est en effet conductrice, d’où les risques d’hydrocution.
Une variante consiste à remplacer l'ampoule par une diode électroluminescente : un courant nettement plus faible lui est nécessaire pour s'allumer, et un seul générateur est donc suffisant. Nous pouvons également, dans cette même expérience, remplacer l'eau par le corps humain (les mains ferment alors le circuit), pour montrer qu'il est lui aussi conducteur !



Séance 4. Petites expériences et schématisation.

Cette quatrième séance s’articule autour de petites expériences pour mieux comprendre l’électricité.  Chaque groupe d’élèves réalise une expérience différente, et regroupe ses hypothèses et résultats sur une affiche qu’il présentera aux autres groupes.
Nous voulons également travailler ici sur la schématisation : nous nous mettons pour cela d’accord sur des symboles qui représenteront dorénavant les différents composants du montage électrique : pile, ampoule, fil, …

Comment faire pour allumer et éteindre l’ampoule sans avoir à mettre et enlever sans cesse le fil conducteur ? 

Les élèves ont l’idée d’utiliser un interrupteur, comme pour allumer la lampe de la salle de classe, et en viennent à la conclusion que l’interrupteur est un fil conducteur qui coupe ou joint le circuit. 


Avec une même pile, toutes les ampoules brillent-elles avec le même éclat ? 
Différentes piles font-elles briller une même ampoule avec le même éclat ?

Les élèves constatent que les piles ne sont pas toutes identiques et donnent à une même ampoule des éclats différents. Certaines piles de faibles puissances peuvent même ne pas allumer l’ampoule.
Inversement, en changeant d’ampoule et en gardant une même pile, les conclusions sont similaires : toutes les ampoules ne s’alimentent pas avec la même puissance. Une pile plate ne sera pas suffisante pour allumer une grosse ampoule. 

Que se passe-t-il si on inverse les bornes d’un moteur dans le montage ?
On propose à un groupe d’élèves de faire un circuit électrique qui alimente un moteur, puis d’inverser les bornes de la pile. Ils constatent que le moteur tourne dans l’autre sens. Le sens du courant est inversé.



Y a-t-il plusieurs manières de placer deux ampoules dans votre circuit électrique ? Les ampoules s’éclairent-elles de la même façon ?





Séances 5 et 6. Réalisation du jeu électrique

Avec toutes les connaissances acquises au cours des séances précédentes, il est maintenant possible de réaliser le jeu électrique. Cette étape prendra deux séances. Les élèves ont formé des binômes et préparé des questions/réponses avant la séance. 
 
Le circuit électrique, composé d’une ampoule, une pile plate et de fils électriques, est placé dans une barquette plastique. Il est réalisé en deux exemplaires. Chaque binôme réalise alors une fiche, questions/réponses au recto, connexions reliant les questions aux bonnes réponses au verso. Les élèves utilisent du fil électrique qu’ils dénudent et des attachent parisiennes pour réaliser leurs branchements. Ils testent ensuite leur fiche de questions en la plaçant sur la barquette, repèrent d’éventuels mauvais branchements et les corrigent. Pour finir, ils peuvent jouer en s’échangeant les fiches.